Que ce soit, ou non, le jour du record du monde (249 jours de crise gouvernementale), ce 17 février 2011 restera surtout pour moi le jour de la mise en vente de mon livre… En Belgique s’entend, car la date officielle restera le 2 mars à venir partout ailleurs, à commencer par la France.

Je l’ai donc vu hier soir, sur le stand de Filigranes à la Foire du Livre de Tour & Taxis. Je l’ai vu ce matin aussi dans mon quartier, chez Club, chez Dédicaces et chez Brillat-Savarin, où Alexandre en avait déjà vendu une dizaine quand j’y suis arrivé vers 11 heures pour acheter mes journaux. Il n’a pas fait dans le détail, Alexandre. Il a fait imprimer des affiches à partir de la couverture du bouquin, lui a réservé une partie de sa vitrine et de son comptoir et le propose aussi sur son blog par tous les canaux possibles et imaginables, même Amazon pour  ses clients d’outre-mer. Janne et Alexandre, ce sont des amis, bien plus encore que mes libraires, faut-il le dire…

Mais il est manifestement présent en dehors de Bruxelles: Marc le signale ainsi à Charleroi. Ne vous fâchez cependant pas sur votre libraire s’il ne l’a pas encore reçu: une mise en place par les distributeurs s’étale forcément sur plusieurs jours.


Je l’ai vu ce matin pour la première fois. Mon livre. Celui que j’ai écrit entièrement de ma plume et dans lequel je me suis mis tout entier. C’est une émotion. Ce qui m’a fait plaisir et m’a touché, c’est que Teresa Cremisi, la grande patronne de Flammarion, m’a dit qu’elle aussi ressentait toujours le même frisson à chaque nouvelle publication – et elles s’entassent sur la table de son grand bureau qui fait face à  l’Odéon.

Le voici, en vrai, prêt pour la diffusion.

Il a été tiré à 11.000 exemplaires. Il sera dans les librairies françaises à partir du 2 mars mais il sera mis en vente en Belgique à partir de lundi prochain, à la Foire du Livre ( du 17 au 21 février) où je les dédicacerai sur le stand de Filigranes (horaire à déterminer), et dans les bonnes librairies, comme par exemple Brillat-Savarin, qui propose plusieurs façons de l’acquérir, y compris depuis l’outre-mer. Le catalogue Flammarion est également disponible sous forme d’e-books, pour les fanas de la liseuse ou de l’iPad.

J’ai passé la journée à signer les services de presse pour la France, avec une pause à midi pour déguster des tripes à la marseillaise en compagnie d’Alice – qui préfère le cabillaud. Demain, je recommence l’exercice pour la Belgique et je retrouve mon ancien complice Pierre Bouillon, du Soir.

Je suis dans le Thalys, direction Paris. Place de l’Odéon. Le service de presse de Flammarion.

Je vais passer la journée à dédicacer des livres, les « services de presse » qu’on envoie aux journalistes dont on espère qu’ils vont lire l’ouvrage et le commenter pour leurs lecteurs.

C’est parti…

Une interview réalisée chez Alexandre (Librairie Brillat Savarin) par Joan Roels Conesa.

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Mon ami Michel T. me reproche ce qu’il considère comme une faute de goût, sinon d’orthographe, dans le titre de mon livre: « Comment peut-on être belge?« , et non pas « … Belge? »

J’y ai réfléchi, figurez-vous, et j’en ai parlé avec l’éditeur. Puis, nous avons choisi la minuscule. De propos délibéré. Non pour dénigrer la qualité de Belge ou de citoyen belge, mais en considérant qu’il s’agit ici d’un adjectif employé dans la phrase comme simple attribut du sujet indéfini (« on« ).

La règle est qu’on ne met la majuscule qu’au nom indiquant la nationalité ou l’appartenance à une région ou à une race (voy. Joseph Hanse, Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne, Duculot, 1983, p. 564). Elle pouvait sans aucun doute se justifier ici si je n’avais visé, de manière restrictive, que les personnes ayant la nationalité belge. Ainsi aurait-il incontestablement fallu écrire « Comment peut-on être un Belge? »

Mais ce n’est pas le cas. « On », dans mon esprit, c’est n’importe quoi qui peut se voir attribuer la qualification de « belge ». Une personne, bien sûr, mais aussi un pays, un imbroglio ou un compromis…

Hanse souligne lui-même que « l’usage est particulièrement hésitant aujourd’hui » (Op. cit. p. 563). Il n’en reste pas moins que comme épithète, la minucule s’impose (un citoyen belge, le peuple belge..) Comme attribut, cela ne dépend à mon avis qu’en partie du sujet. On écrira: Je suis Belge si « je » désigne une personne qui énonce sa nationalité, mais je pense que l’on peut tout aussi bien écrire Je suis belge, comme je l’ai fait en incipit, dès lors que je ne visais pas l nationalité qui figure sur ma carte d’identité, mais un attribut de ma personnalité…

D’accord, pas d’accord? Les commentaires sont ouverts…

Mon premier lecteur, c’est mon éditeur.

Mon premier lecteur « objectif », je veux dire. Avant lui encore, il y eut quelques proches à qui j’ai montré le manuscrit et dont les conseils me furent précieux, mais ce sont des proches, des amis.

Mon texte a été très bien accueilli chez Flammarion. J’observe que dans le catalogue des ouvrages à paraître, il a été classé sous la rubrique « Essais littéraires et revues ». Pas dans « Documents et essais d’actualité » où on aurait pu l’attendre aussi. Et ça me convient très bien.

La politique et l’actualité sont évidemment au centre de mon travail mais, plus encore, j’ai essayé d’en faire quelque chose de très personnel. C’est ma vision du pays où je suis né et où je vis que je tente de partager. Une vision subjective que j’assume entièrement: on parle toujours de quelque part et on ne voit jamais qu’avec ses yeux.

Vous serez d’accord ou pas. Entièrement ou partiellement. C’est le point de départ d’un possible débat. Que j’ai envie de mener ici avec vous.

Une bonne surprise dans ma boîte à courriels ce midi: la couverture de mon livre. Et ça donne ceci:

J’étais chez RTL, ce midi, pour l’émission Sans langue de bois. Qui dit télé, dit maquillage. On vous bichonne, on gomme les rides, on cache les défauts trop apparents…

J’en ai profité pour me faire tirer le portrait dans de bonnes conditions.

C’est mon complice et ami Mehmet Koksal, autre blogueur impénitent, qui a pris les photos. L’une d’entre elles fera peut-être la deuxième de couverture, en sépia très classe.

Avec Daniel Polet, qui était secrétaire de rédaction au Vif quand j’y bossais comme journaliste, c’était devenu un sketch hebdomadaire. Il interrogeait: « Tu as un bon titre pour la cover, coco ? » Et il éclatait d’un rire tonitruant.

C’est important, un titre. Il doit donner envie de lire ce qu’il y a derrière. En même temps, il ne peut tromper sur la marchandise. Un titre, c’est une promesse. Ne pas la tenir conduit au désastre.

Pour mon livre, on a décidé aujourd’hui, avec l’éditeur, que ce serait: Comment peut-on être belge?

A cause de Montesquieu, évidemment et de ses Lettres persanes, mais comme à contresens: s’agissant des Belges et de la Belgique, la question est sans doute plus légitime que lorsqu’on se la pose à propos des Perses et des Persans…

J’ai envoyé aujourd’hui une version corrigée de mon manuscrit (ou « tapuscrit »), avec des titres pour les chapitres. Alea iacta est, comme dirait l’autre. Il n’y aura plus de modifications substantielles. C’est un moment angoissant. Ce sera bientôt au lecteur de décider si mes efforts en valent la peine. Je comparais bientôt devant mes juges.