Voilà. Il est minuit passé, la Saint Valentin c’était hier, je publie ici le « palmarès » des billets du Belgian Blog Carnival 2011, avec un peu d’avance sur le programme. J’espère n’avoir oublié personne.Si c’est l cas, faites le moi savoir pour que je complète la liste ci-dessous.

Vingt articles. Merci à toutes celles et à tous ceux qui y ont consacré un peu de leur temps.

Je ne veux pas faire de commentaires, ni porter de jugements, je ne suis pas l’arbitre des élégances. Seulement le réceptacle. Une seule observation quand même: pour la plupart d’entre nous et à quelques notables exceptions, la Belgique semble plus liée à nos souvenirs qu’à nos projets. Mais c’était sans doute la loi du genre. Le pays d’où l’on est, c’est d’abord un vécu intime… N’hésitez pas à commenter!

Tu m’as vu naître, un jour de l’hiver de cinquante-trois. Je te vois dépérir et t’abandonner, résignée, au syndrome du glissement qui saisit certains vieillards quand ils ont perdu le goût de vivre. On dira que c’est l’ordre des choses.
Mais j’ai comme un doute.
Est-ce bien toi, Belgique, que je regarde s’en aller entre les doigts maculés de quelques plombiers baroques ?
Ou n’est-ce que le costume dont ils t’ont affublée pour te faire ressembler à tes pairs supposés? France, qui vient du fond des âges et que les siècles appellent s’il faut en croire certain képi solennel. Angleterre hautaine imposant au monde sa
rule de fer et de plomb. Allemagne hystérique. Espagne catholique. Autriche impériale. Et tous les autres.
Tu fus leur jouet. Tu étais leur enjeu. Tu passas de l’un à l’autre et revins au précédent, au gré des armes et des alliances, jusqu’à ce jour où te vint l’idée peut-être funeste d’entrer à ton tour dans la cour des Grands pour y jouer une partition qui n’était pas la tienne et chanter ton
invincible unité, aussitôt démentie par ton irréductible diversité.
Il fallut définir ce qui n’était pas définissable. Qualifier l’inqualifiable. Entreprise absurde et sans espoir, irrémédiablement vouée à l’échec.
Les Belges ne font pas une nation et n’en feront jamais une. Talleyrand l’avait bien vu. Ils font leur unité par la constatation de leurs différences. Ce n’est pas rien.
Et c’est justement ce qui fait ton prix, humaine Belgique. C’est pour ça que je t’aime. Reste encore un peu avec nous. Mais surtout, reste ce que tu es. Je suis belge. Notamment. Et je le reste, persiste et signe.

(Dans le cadre du Belgian Blog Carnival organisé pour ce 14 février. Un lien sera fait mercredi vers tous les autres blogs participants)

L’idée est née sur Facebook. A partir d’un concours organisé par un commerçant: écrire, pour la Saint Valentin, une lettre d’amour à la Belgique. Marina a diffusé auprès de quelques amis dont elle pensait que cela pourrait les inspirer. De là a ressuscité la vieille idée d’un « Blog Carnival« , un vieux truc de babas blogueurs qui sert essentiellement à générer des liens croisés entre blogueurs traitant au même moment d’un même sujet (« Topic »).

Et donc voilà. La règle de base, c’est de publier sur son blog, de sa plume trempée dans la plus belle encre en magasin, une adresse à la Belgique. D’amour ou de haine. Ou de superbe indifférence. Le 14 février au matin. Et de le faire savoir aux autres, de manière à ce qu’ils publient le 16, chacun de son côté, un billet libre mentionnant les articles des autres participants, de la simple liste à la revue critique.

C’est tout. On lance le truc et on regarde le résultat…

Toutes les suites sont possibles.

A surveiller.